Vue panoramique du quartier Montfort à Aubervilliers dans les années 1980 - Archives de la Ville d'Aubervilliers

Sur le territoire de Plaine Commune, à Aubervilliers, l’AMuLoP réalise une exposition dans la cité Emile-Dubois, dite « les 800 » qui ouvrira en septembre 2021 et préfigurera le musée du logement populaire.

 

Elle présentera l’histoire d’un immeuble et de ses habitant.e.s, depuis son ouverture, en 1957, jusqu’aux années 2000. Chacune des pièces des appartements donnera lieu à une reconstitution d’un intérieur à partir d’archives orales et photographiques, collectées auprès des habitant.e.s et suite à un travail de recherche documentaire dans les archives municipales, départementales et régionales. En reprenant le principe du musée, la vie des ancien.ne.s habitant.e.s sera racontée à l’aide de logements reconstitués autour d’une époque. Chaque tranche de vie et chaque pièce permettront de rattacher l’appartement et ses habitant.e.s aux grandes évolutions qu’ont connues les banlieues populaires au cours du XXe siècle : industrialisation, immigration, exode rural, entrée dans la société de consommation, crise et désindustrialisation, problématiques de genre… 

Affiche temporaire de l'exposition, 2020 - AMuLoP

 

Cette exposition se construit en partenariat avec l’Institut Convergences Migrations, le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS), Plaine Commune, la ville d’Aubervilliers, l’OPH et les archives municipales. En 2019, le CHS a remporté un appel à projets de l’Institut Convergences Migrations pour le financement d’un projet de recherche intitulé « Migrants dans le logement ordinaire » en partenariat avec l’AMuLoP.

 


Ce projet de recherche entend se pencher, à partir de l’étude de quatre immeubles à Saint-Denis et Aubervilliers, d’une part sur les modalités et les temporalités d’accès des migrant.e.s à ces logements ordinaires et d’autre part, sur leurs façons de s’approprier ces intérieurs. L’ensemble des migrations qui se sont déployées en France au cours du XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui (migrations Paris-banlieue, provinciales, étrangères et (post)coloniales) sont prises en compte.