Afin de toucher un public très large, la scénographie se veut immersive et interactive. Les résultats de l’enquête historique menée sur les familles  de la barre Grosperrin seront présentés par des guides dans des logements mis à disposition par l’OPH d’Aubervilliers. Le quotidien et les parcours de ces familles seront retracés in situ, c’est-à-dire dans le logement qu’elles occupaient, et celui-ci sera reconstitué.

 

Vue d'une cuisine de la barre Grosperrin de la cité Émile-Dubois, à Aubervilliers, dans les années 1980 - Patrice Lutier

Le premier appartement sera destiné à accueillir les publics et à la mise en place d'ateliers pédagogiques. Les deux autres appartements seront reconstitués et serviront de cadre aux deux visites guidées. 

 

Le deuxième appartement sera entièrement consacré à une famille et sera reconstitué dans le style des années 1960. La visite retracera une « journée ordinaire » de cette époque, dans une famille qui a vécu dans la cité depuis sa création en 1958, jusqu’aux années 1990. Cette visite permettra d’évoquer les trajectoires de vie de ses différents membres et de les inscrire dans l’histoire socioéconomique de la deuxième moitié du XXe siècle, selon . 

 

Le troisième appartement offrira quant à lui un dispositif scénographique différent. Il ne s’agira plus ici de suivre l’histoire d’une famille mais celle d’un appartement, où se sont succédées différentes familles. Trois pièces, le salon, la chambre des parents et la chambre des enfants partiellement reconstitués pour chacune dans une époque différente (fin des années 1950, fin des années 1960 et fin des années 1970) permettront d’évoquer des thématiques variées associées à l’une ou l’autre des familles.